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On atterrit à Nadi le 25 juin 2005 en fin d'après-midi. J'avais déjà réservé une croisière étant donné le peu de temps que je consacrais à Fidji et je les avais prévenus que Gilles m'accompagnerait. La compagnie vient nous chercher à l'aéroport, 27 degrés, tout va bien! Après une nuit dans un hôtel backpacker sympa mais bondé, nous laissons nos affaires en consigne dans cet hôtel et nous partons le lendemain matin pour notre croisière. Ce n'est pas très organisé, c'est vrai. Ce n'est pas très cher (350 euros par personne pour 6j/5n tout compris) mais bon, on est en vacances, on a tout notre temps. Le bateau de la compagnie nous laisse après plusieurs heures de navigation au Sunrise Resort, au nord de l'archipel des Yasawas. L'eau est limpide et transparente, on est content, on est au paradis. Le Sunrise Resort n'a rien de paradisiaque mais on y restera que 2 nuits. Notre bure (habitation traditionnelle Fidjienne) est très basique avec un lit et une moustiquaire mais tout cela se situe sur le sable blanc face à la mer et sous 2 palmiers. On va pas râler!!! Les sanitaires sont spartiates (un filet d'eau pour se doucher) et les repas sont on ne peut plus simples (riz, pain et beurre et parfois de la viande) mais ça va très bien, les fonds sous-marins sont très beaux (mais rien à voir non plus avec la barrière de corail en Australie) et nous occupent. On va pêcher avec les gars de l'hôtel. Ils pêchent de quoi manger le soir mais nous on rentre bredouille, on bronze, on fait la sieste dans les hamacs, la vie est belle. Le bateau-taxi nous mène ensuite sur une autre île, au Korovou resort où nous disposons d'un chouette bungalow, d'un accueil chaleureux et d'une belle plage. On va chercher des coquillages car la marée est basse en attendant que la journée s'achève. Le repas et la soirée sont superbes, on va se coucher crevés mais heureux. Le jour suivant, on va visiter le reste de l'île: on traverse des plantations de fruits (papayes, bananes etc ) et on atteint une plage de rêve, la Honeymoon beach où nous allons larver toute l'après midi. Un deuxième soir nous attend à Korovou. Une belle soirée où l'équipe du camp s'est mise en 4 pour nous organiser une animation sympa. Le jour suivant, le même bateau-taxi nous mène à notre dernière étape de cette croisière: l'île de Kuata. Arrivés sur l'île, on se rend vite compte que notre sac n'a pas suivi. Après quelques investigations, on apprend qu'il est resté dans le bateau et qu'il est rentré à Nadi. Super... Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, on nous dit qu'il n'y a plus de place en bure sur cette île mais uniquement en dortoirs. Alors là, ça pète!!! On nous propose alors d'aller loger en face, sur l'île de Waya Lailai en chambre double. Ok, on accepte. Le mini bateau fait la traversée, il commence à faire nuit, on est un peu énervé par ces CHAMBOULEMENTS et je ne parviens pas à m'extraire du bateau correctement. Cessez de rire je vous prie, le gars jette l'ancre et au moment où c'est mon tour de descendre du bateau, je mets un pied à l'extérieur (dans 40 cm d'eau) et le courant emporte un peu le bateau dans l'autre sens: je me retrouve à faire le grand écart entre le bateau et la mer pour finir le cul dans l'eau, et le seul sac à dos qui nous restait avec (contenant passeports, appareil photo, baladeur mp3 etc etc). Gilles hurle, on s'excite. Finalement rien n'a pris l'eau puisqu'ils se sont tous jetés sur le sac et non sur la gonzesse qui se noyait au bord du bateau :-))) Bon on met tout ça sur le compte de la fatigue, on se calme rapidement car en fait on se rend compte que l'on gagne au change: cette île est 100 fois mieux que celle que l'on venait de quitter. De plus, le patron nous offre son dernier "cottage" de libre. Résultat: on aurait du dormir dans un dortoir et on atterrit dans un cottage avec lit double + moustiquaire, sdb et wc privés, balcon privé avec vue sur la mer. On est contents comme tout, on arrive à table, la bouffe est délicieuse et le plat copieux. On va s'acheter des brosses à dents + dentifrice et on fait sécher nos seuls vêtements. Les gérants nous promettent que l'on reverra notre sac demain matin. On passe une superbe nuit, on récupère notre sac comme prévu avec le bateau du matin et on est transféré, avec deux heures de retard quand même sur notre île prévue au départ. On fait du snorkelling, on se régale et on sera à Nadi le soir. De retour dans notre hôtel Backpacker du départ, on récupère l'ensemble de nos affaires et on les trie car Gilles repart cette nuit pour Bâle-Mulhouse à 2 heures du matin (Nadi-Auckland-Sydney-Londres-Bâle = 42 heures dans les avions ou aéroports). On est tout triste, on passe notre dernière soirée ensemble autour d'une belle table. Toutes les bonnes choses ont une fin, le temps passe si vite quand on ne fait que des choses géniales. Le taxi prend Gilles vers minuit et je me réfugie dans notre chambre où je chiale un bon coup avant de bouffer un somnifère pour dormir. De mon côté, je quitterai Fidji le lendemain avec le vol de 18h en direction des îles Cook. Nous sommes donc le samedi 2 juillet: je vais faire un peu de shopping à Nadi, je passe au centre de beauté de mon hôtel, quelques cartes postales à écrire et hop, aéroport. Je n'ai vu qu'une petite partie des îles Fidji mais ce que j'ai vu m'a plu. Il faut faire attention à Nadi et Suva la nuit, les rues ne sont pas sécurisées (dixit les locaux) mais dans les îles, les gens sont super gentils. Ce fut un plaisir de les connaître: ils sont très typés avec leur coupe de cheveux à la Jackson 5 et leurs fleurs d'hibiscus ou de frangipanier dans les cheveux. On a même goûté au Kava, une tisane locale à base de racines. Ce breuvage a un effet anesthésiant car la langue est ankylosée après avoir bu ça. Et bien sur, ce n'est légal qu'à Fidji... Pas d'excès comme l'a expérimenté un des touristes du groupe: il voulait faire son grand homme fort alors qu'il n'avait jamais goûté ce truc là. Il a passé la nuit à être malade et à vouloir mourir tant il était mal. Je continue donc mon tour du monde tranquille. Grâce à la magie du décalage horaire, je prend un jetlag de 22 heures dans la figure, ce qui m'amène aux îles Cook à 23h10 le 1er juillet (tout le monde suit?). C'était mort et désert, pour un vendredi soir. Le propriétaire de l'appart que je m'étais réservé était venu me chercher. Il pleuvait.... Je m'installe dans mon cottage, j'étais au bord de la mer, je l'entendais. Sachant que je repartais le lendemain de mon arrivée, je n'avais aucun projet aux îles Cook autre que d'attendre mon avion. Je me réveille le 2 juillet (encore???) et je me fais chier comme un rat mort. Il pleuviote, le proprio n'est pas sur place, il habite ailleurs. J'étais la seule personne dans tous les cottages. Après avoir rangé mes affaires, pris une douche, fait le tour du propriétaire et m'être baladé sur le front de mer, je ne savais plus quoi faire. Je préviens le proprio de mon état et il m'emmène à l'aéroport pour 16 heures. J'avais bien sûr une dalle d'enfer et je me vois contrainte de retirer de l'argent (dollars NZ) pour les quelques heures qu'il me reste à vivre ici... En plus il y a la taxe d'aéroport à payer, ce qui ne m'enchante guère. Je squatte un doner kebap avec mes affaires en matant l'intégrale des clips de Michael Jackson et je me dirige vers l'aéroport, juste en face. Je patiente donc 7 heures avant de décoller vers Papeete. Cette étape forcée aux îles Cook était décevante, cette journée que j'ai vécue deux fois n'a pas été à la hauteur de mes espoirs, certes ambitieux. Snif snif... mais cette déception va vite être comblée par ce qui m'attend en Polynésie... Bye bye
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