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Après cette "trêve" de 3 semaines bien agréable en Alsace, le
voyage m'appelle à nouveau. Ma copine Marie est déjà dans l'avion, je n'ai pas
pu modifier les dates de mes billets, je dois me contraindre à repartir que le
31 juillet: Bâle-Paris-Los Angeles escale d'un jour - Cancun. De là, nous
n'avons bien sûr pas l'intention de rester à Cancun même, ville construite par
les Américains pour les Américains. Notre ébauche d'itinéraire ressemble à: Le lendemain, nous prenons le bus pour Chitchen Itza. On laisse nos bagages en consigne gratuite, on se renseigne pour le bus de continuation (un stand ADO dans la boutique de souvenirs) et nous visitons ce site impressionnant en 3 heures environ. Il commence à faire une chaleur de fous et les cars venus déverser les touristes Cancuniens en quête de culture nous oppressent déjà. Après 3 heures de marche et autant de litres d'eau avalés, on se dirige vers la sortie, on reprend nos sacs et on va attendre le bus pour Mérida sous ce grand arbre. Le bus arrive aussitôt: 51 pesos, 2 h et demi plus tard, nous y sommes. Il a beaucoup plu, les rues sont inondées mais le centre a l'air épargné. Après plusieurs autres tentatives, on jette notre dévolu sur l'hôtel Trinidad Galeria: un hôtel déjanté: un ancien magasin d'électroménager transformé en hôtel où un artiste local expose ses oeuvres dans le hall d'entrée ou sur les murs de votre chambre et/ou sdb (c'est marrant de faire pipi face à un dessin au crayon représentant une femme nue). Pour 300 pesos la nuit, on dit oui! Le soir, on dîne au resto El Poncho (dans aucun guide) situé dans la rue de l'Université: ils font des mojitos à tomber (40 pesos) et des plats supers: d'ailleurs j'ai promis aux serveurs de leur faire la traduction de leur carte en français. De plus, la vue est superbe (sur une des églises illuminée de la ville), les tables sont dans un énorme patio et il y a un groupe qui joue certains soirs, sinon c'est de la salsa plein les oreilles. Après 3 mojitos chacune on part vers un endroit plutôt excentré où se produisent des groupes en live: c'est un café concert (El Cumbachero, si mes souvenirs sont exacts) presque du style cantine mais ce soir là il y avait quand même un groupe de salsa avec au clavier le fils de Ruben Gonzalez, pour ceux qui connaissent un peu le son et la salsa, ils sauront de qui je parle. On continue sur notre lancée Mojitos, on enlève nos pompes et on se mêle lentement aux danseurs (pas des vrais, des touristes français en plus); c'était sympa. A Mérida, on visite la ville, on fait du shopping au marché, on va réserver nos places dans les bus pour la suite de notre périple et on se laisse vivre dans l'ambiance si particulière que dégage la ville. On trouve des confidents (2 sièges en 1 qui se font face) et des cireurs de chaussures partout; l'animation est garantie ici, on en profite, on fait la sieste, on boit des coups, c'est le pied. Le jour suivant, nous prenons le bus ADO qui fait le trajet suivant dans la journée: Mérida, Kabah, Labna, Sayil, Uxmal, Mérida. Départ 8h retour 16h. Le bus nous laisse 30 mn dans les sites de la route Puuc et 2h et demi à Uxmal. La formule nous séduit (à 120 pesos je crois) et nous visitons ces sites sous une chaleur de plus en plus lourde et humide. Uxmal en fut l'apothéose: le site est vraiment superbe avec notamment la Casa del Adivino (la maison du devin), un temple imposant de 40 m de haut, édifié sur une base ovale et le quadrilatère des nonnes où apparaissent à plusieurs reprises le visage de Chac-Mool et le serpent à plumes (Quetzalcoatl, en maya, Kukulcan); de retour à Mérida en fin d'après-midi, nous récupérons nos sacs à la consigne à bagages du terminal de bus et enchaînons direct avec un bus pour Campeche que nous atteindrons vers 20 h. Nous logeons à l'hôtel Colonial, près du centre dans une chambre basique mais avec douche chaude et WC pour 200 pesos environ. Nous dinons dans une cantine populaire pas chère: la bouffe est délicieuse, les ventilos tournent à fond et la télé hurle le nom des gagnants d'un jeu et les dédicaces de clip etc. Le lendemain, nous visitons la ville, le bord de mer (Golfe du Mexique), les boutiques, les églises, les restes de rempart de la ville et vers 14h on a déjà terminé. Notre bus repart à 23h15 seulement... On se prend un gueuleton dans le resto qui domine le zocalo avec deux apéros. On va finalement faire comme tout le monde ici: faire la sieste dehors. On s'installe confortablement sur les bancs en céramique qui entourent le dôme interne du zocalo, on prend chacune un écouteur du lecteur mp3 et on fait une sieste monumentale de deux heures. En ouvrant les yeux, je vois le type qui était venu avec sa petite fille en train de ronquer aussi, le journal sur son visage. On se dit qu'on a bien fait! Avec les marques du sac et du banc sur le visage, on se dirige vers le premier bar à jus de fruits du coin pour y finir notre journée campechienne! Les mexicains nous matent beaucoup, on dirait que nous sommes des extraterrestres alors qu'a Mérida et/ou Valladolid, on nous prenait pour des locales, surtout Marie!! Les architectures sont toujours aussi sympas, notamment ici à Campeche, petite ville typique classée patrimoine mondial par l'Unesco en 1999 je crois. Nous nous dirigeons dès ce soir vers Palenque ville d'ou nous irons visiter le site Maya du même nom enfoui dans la jungle. On essaiera d'y aller des l'ouverture pour pouvoir profiter du calme et éviter la chaleur. Notre bus est ponctuel et arrive même plus tôt: 5h30 du matin à Palenque... On trouve une chambre sympa et pas trop chère (220 pesos) et nous fonçons prendre un bon petit déjeuner après cette mini nuit dans le bus. Ce petit déj nous requinque et nous donne suffisamment d'énergie pour aller visiter les ruines de Palenque. Après 3h de crapahutage dans cette jungle, d'escalade de palais pour observer la vue unique du petit matin sur ce site, et la visite du musée attenant, on rentre en ville par le premier combi qui passe (toutes les 10 mn) et on fait notre sieste tant attendue. Le lendemain, nous nous levons à 5h30 car l'excursion que nous avons réservée la veille nous emmène aujourd'hui à Bonampak et Yaxchilan, deux sites mayas un peu oubliés enfouis dans la jungle, au bord du fleuve Usumacinta, tout près de la frontière guatémaltèque. Tout se passe bien, on roule pas mal mais cela vaut le coup, on se fait même un détour à Yaxchilan pour aller voir les édifices reculés n° 39, 40 et 41 qui dominent la colline du site. On grimpe, on grimpe, on sue dans un sentier au milieu des arbres. Nous sommes récompensées après 20 mn environ et la vue sur la jungle et les contreforts lointains du Guatemala. En nage, et au son des singes hurleurs de la région (leur cri ressemble à un barrissement d'éléphant) on est sure de perdre du poids aujourd'hui, nous sommes ravies! A Bonampak (site ignoré du monde extérieur jusqu'en 1946), on escalade la Gran Plaza sans s'arrêter tant on commence à avoir des mollets en béton. La vue là aussi est splendide. Ce site a toujours été sous l'influence de Yaxchilan, il est plus petit mais bien conservé. Nous revenons à Palenque vers 19h et préparons notre départ du lendemain. Le jour suivant, comme prévu, nous enfilons nos maillots de bain en vue de nous baigner dans les eaux turquoises du site d'Agua Azul. Le combi passe chercher les derniers touristes et nous emmène d'abord à la cascade de Misol-ha, puis sur le site d'Agua Clara (bidon) et enfin à Agua Azul où nous pouvons enfin nous baigner. Je dois quand même vous dire qu'on a bien failli ne plus faire les malignes car le courant est super fort, c'est très dangereux, on ne dirait pas tant la couleur appelle à la baignade mais il faut être extrêmement prudent. De plus, ne pas laisser ses affaires de valeur sur la berge lorsque l'on se baigne... Les vols sont trop tentants. Après un déjeuner de quesadillas au fromage mexicain (mmm), le chauffeur du combi nous dépose à l'arrêt de bus qui nous emmènera jusqu'a San Cristobal de las Casas (conclu à l'avance à Palenque). Nous mettrons 4 heures pour y arriver mais on découvre qu'on est en mini short et maillot de bain alors que San Cristobal se situe à près de 2200 m et qu'on caiiiilllle! Sur l'avenue Insurgentes, on se fait accoster par une dame qui tient une pension mais qui est très embêtée car elle héberge un français en vacances avec ses 2 fils et ce gars s'est retrouvé à l'hôpital et ses deux garçons ne parle pas un mot d'espagnol et elle pas un de français et qu'elle aurait besoin d'aide pour communiquer avec eux, notamment les dernières nouvelles du papa. On promet de passer la voir après avoir trouvé un endroit où crêcher. On tente notre chance dans un hôtel soi-disant d'un bon rapport qualité prix dixit le Lonely Planet (Hotel Plaza Central). On y arrive, ce n'est pas terrible, c'est cher pour ce que c'est et en plus la dame pas sympa me fait payer mon pipi 2 pesos car sinon elle allait appeler la police car ce ne sont pas des toilettes publiques et que tout service se paie. J'ai failli lui en foutre une mais Marie a payé pour moi et nous sommes parties en vitesse. Après quelques discussions, nous atterrissons à la Posada 5, au nord de la ville, tenue par Roberto, un gars plutôt gentil qui a soi-disant la fâcheuse tendance à s'éclipser lorsque les touristes partent et veulent récupérer leur caution de 100 pesos par personne pour les clés. Faites attention! Cela ne nous est pas arrivé, mais les femmes qui font le service et le ménage ont lâché le morceau! Endroit charmant, grande chambre avec deux lits et WC - douche sur le palier mais partagés uniquement avec une autre chambre. Le tout pour 75 pesos par personne avec petit dej gargantuesque. Bon plan: on va rester 3 nuits. On s'installe, on enfile un jean et un pull et on file chez Erika, cette propriétaire affolée. On discute donc avec un de ces garçons et on lui traduit tout ce qu'Erika nous dit. Le papa est à l'hosto 100% déshydraté et terrassé par un virus qui ressemblerait à une salmonellose. Super les vacances. On rassure le petit Louis et son grand frère Maxime arrivé quelques minutes plus tard de l'hôpital avec Arturo, le mari de Erika. On leur prête un lexique espagnol-français (merci les guides de voyage) et on leur dit de ne pas s'inquiéter. Vers 21h on crève la dalle et on s'enfile une vraie pizza italienne à 90 pesos, le prix de deux repas bon marché. On s'en fout, on en mourrait d'envie. On finit notre soirée au Circo, boite à la mode dans le centre, quelques salsa et quelques Margaritas et on s'écroule comme deux merdes. On visite ensuite tranquillement (fini la course) San Cristobal. On réserve une randonnée à cheval pour le lendemain et on profite. Moi qui n'ai jamais fait de cheval de ma vie, j'ai dégusté: 1h40 les fesses sur un canasson-robot (il obéissait à la voix du guide de derrière, j'avais juste à me cramponner) en alternant le trot, le galop et les sentiers difficiles où moi je me reposais... La ballade était magnifique, nous avons traversé les paysages des montagnes, des rivières, des forets pour atteindre un village indien au nord de San Cristobal. Super, mais on a pris le taxi pour rentrer (option proposée par les gérants de la balade) car mal au cul, au bas du dos (je ne savais pas comment me tenir) et aux cuisses. Génial, encore un prétexte pour faire la sieste. Le soir, on se tape une bouteille de rouge avec des spaghettis dans un bon resto pas cher et le lendemain, après avoir glandé toute la journée, nous prenons le bus de nuit à 18h30 qui nous mènera à Playa del Carmen 17 heures plus tard. Après avoir cherché un bon plan pas trop cher, on se décide, sous une chaleur de nouveau écrasante, à loger dans l'hôtel que je connaissais déjà, le Costa del Mar avec la clim. etc. On y passera une semaine en alternance avec la plage, le shopping, les promenades, la lecture, les mots fléchés, les jus de fruit d'un litre à tomber etc. On s'ennuie même un petit peu sur la fin, car on se rend compte qu'on vieillit, qu'on a évolué par rapport à nos 20 ans et qu'en boite, on se trouve un peu vieilles, surtout par rapport aux jeunettes de 15-16 ans... Le 18 août, j'accompagne Marie à l'aéroport de Cancun (bus direct de Playa del Carmen 65 pesos) et c'est avec une certaine larme à l'oeil que je me dis que je "dois" continuer seule vers Porto Rico alors que Marie retourne en Alsace. Je quitte donc à mon tour Cancun le lendemain en dépensant mes derniers pesos au Duty Free, achat compulsif de parfums, cigarettes, crèmes etc. Il n'y a pas de taxes d'aéroport à payer, wouaiiiii, je peux encore acheter!!!!!
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