
Motivation
Mon but est de voir, vivre et expérimenter quelque chose de différent
de ma vie de tous les jours. J'ai eu la chance d'avoir réussi jusqu'à
présent dans ma vie privée et professionnelle et rester assise sur ses
acquis ne me motive guère, mais le goût du voyage se
cultive. À chacun de mes précédents ''petits'' périples, je me suis très
souvent dit que c'était trop court, c'est au moment où l'on commence à
parler la langue, à établir un début d'intégration, à comprendre les coutumes du pays qu'il faut déjà
rentrer. Partir autour du monde, c'est une aventure qui laisse des traces et
des souvenirs pour longtemps.
C'est d'abord - et heureusement - l'envie d'aller à la découverte de
moi-même et des autres et de faire une parenthèse dans ma vie. Une
période charnière de mon existence que j'ai envie d'ouvrir et une occasion
qui ne se représentera peut-être pas de sitôt. Autant alors saisir
celle-ci pour essayer d'en revenir plus riche de nouvelles expériences et
aussi d'une autre vision des choses et du monde qui m'entoure. Je suis avide
de connaissances, le voyage m'offre la possibilité de connaître la
géographie, l'histoire et les coutumes d'un pays; il me permet aussi de
mieux comprendre les peuples. Ce périple ne constitue aucunement un défi,
un challenge, c'est plutôt un besoin et surtout une envie. Cela fait des
années que j'ai ce rêve au fond de moi, mais je n'aurai pas tout plaqué pour
le réaliser, notamment mon travail qui me passionne également. J'ai su
attendre l'instauration du congé sabbatique que je n'ai pas hésité à
demander. Les voyages
forment la jeunesse ??? En ce qui me concerne, je préfère rencontrer
d'autres populations, voir d'autres paysages, expérimenter des choses
différentes ailleurs plutôt que de collectionner les marques de crème
anti-rides pour rester jeune....
Avec qui partir ?
J'aurais volontiers demander à mes parents, ma famille et mes amis de
m'accompagner et ce n'est bien sur pas possible. Beaucoup me disent qu'ils
ne peuvent pas quitter leur job, ou alors ils ont une famille ou alors ils
n'ont pas les moyens. Alors j'ai décidé de voyager seule car il vaut mieux
être seule que mal accompagnée. Ensuite, quand on voyage à l'aventure, on
rencontre beaucoup d'autres voyageurs, solitaire ou en couple ou en groupe
avec lesquels on passe quelques heures voire quelques mois ensemble, ne
serait-ce que pour partager les frais de transport (locations de voitures,
taxis) et/ou d'hébergement (chambre double/simple etc.). La preuve en
est que je pars pendant les 4 premiers mois en Asie avec Christelle, une
française qui a pris contact avec moi et avec qui je vais faire un bout de
route. Nous nous sommes rencontrées sur Paris et nous avons désormais nos
billets. Nous sommes parées: elle est pas belle la vie???
Les bons choix
Sans pour l'instant entrer dans les détails, la réussite d'un voyage de
plusieurs mois passe aussi par un choix judicieux de l'itinéraire, de la
durée et du budget dont je souhaite disposer. Je pense avant tout que je
n'ai rien à prouver à personne et je respecte mes envies.
Visiter, rencontrer, marcher, goûter la cuisine locale
sur les marchés,
être bouche bée devant un temple miraculeusement préservé, passer des cols plus hauts que le Mont Blanc,
plonger avec les baleines, danser avec les mecs des îles, faire la queue à
la banque, passer 30 heures
d'affilée dans un bus pourri à deux sur un siège cassé tout ça pour faire
500 km, faire un tour dans la jungle et rencontrer des animaux pas vraiment
familiers, mâcher des feuilles de bétel, prendre un bain à 4500m
d'altitude, prendre un bateau à travers les fjords...
En voyage de longue durée, on a des occupations régulières qui prennent
du temps, comme aller dans un cybercafé et répondre à 25 messages,
acheter des billets de train, régler des histoires de visa ou d'argent,
faire sa lessive, chercher un guide de voyage chez un bouquiniste ou dans un
aéroport, acheter
des vêtements ou des équipements particuliers, trouver une bonne chambre
d'hôtel, organiser le suite de son périple, boire un canon avec des potes,
tenir son journal, bouquiner, se reposer de 18 heures de bus...
Quand on a l'esprit ouvert et à l'écoute, le voyage permet d'apprendre des
tas de choses sur la vie, le bonheur, les gens, les religions, les coutumes,
les envies... On en apprend aussi beaucoup sur ses congénères occidentaux.
L'ouverture d'esprit n'est visiblement pas le dénominateur commun des
touristes dont beaucoup se croient dans une sorte de vaste zoo humain,
distribuant des stylos bic par poignées à des enfants miséreux qui n'ont de
toute façon pas de papier, ne savent pas écrire et ne vont pas à l'école.
Voyager en individuel permet incontestablement de multiplier les contacts
avec les populations locales en vivant au plus près de la réalité du
pays, en achetant à manger sur les marchés, en prenant les bus locaux...
Ces contacts seront d'autant plus riches que nous aurons fait l'effort de
nous adapter, d'apprendre quelques mots de leur langue, que nous nous
abstiendrons de choquer par notre attitude, nos gestes ou nos vêtements
''indécents''. Les parties culturelles des guides de voyage vont vous
renseigner sur les usages du pays. Quelques ''classiques'' à éviter :
manger avec la main gauche, porter un short ou un bikini dans un lieu saint, toucher la tête
d'un enfant, montrer des signes d'impatience, montrer du doigt...

